Extrait le Cycle des Gardiens

L’apogée de Maspian par Mestr Tom texte présent dans le cycle des gardiens en vente sur Priceminister

 

Amanahn est un mendiant qui est aveugle de naissance et Hanlon est un vieux sergent sa femme et son fils viennent d’etre tuer dans un génocide.

 

Amanahn, sans faire de bruit, vint s’accouder à côté de lui :

« Belle nuit.

— Oui belle nuit, mais tu ne vois pas le plus beau, ami. La nuit est claire, parce que ces derniers jours, les étoiles sont magnifiques. Tarki adorait venir en ca¬chette de sa mère me voir au poste de garde. Il s’as¬seyait à côté de moi et contemplait l’immensité du ciel.

— Je comprends, mais moi, je vois une autre nuit.

— Ah ! Parle-moi de la tienne, j’en ai un peu marre de voir celle qui est devant moi, trop de mauvais sou¬venirs.

— Ma nuit est la nuit des sons, la nuit des odeurs. Je sens le boulanger du palais qui prépare le pain du petit déjeuner, je sens le léger vent sur mon visage, j’entends les insectes et les animaux dans les feuillages. Dis-moi ami, sur la gauche il y a un arbre ?

— Oui.

— Eh bien regarde cet arbre tu y verras quatre oi¬seaux. »

Hanlon plissa les yeux, il est vrai qu’avec l’âge, sa vue n’était plus la même et l’épais feuillage de l’arbre ne lui rendait pas la tâche facile mais il finit au bout d’un instant par voir les oiseaux :

 

« Je les vois. Sans avoir à les chercher, je crois bien ne jamais les avoir trouvés.

— Bien, maintenant, dis-moi si tu les vois. Il y a un adulte qui est arrivé. Il donne à manger à trois petits

— C’est vrai ami, mais comment ?

— Le bruit des feuilles quand le dernier oiseau est arrivé, les trois petits ont commencé à pousser leurs cris pour être nourris. Le reste n’est que déduction.

— Ta nuit doit être beaucoup plus remplie que la mienne, en fin de compte.

— Oui et beaucoup plus reposante ami car toi même en regardant les étoiles, tu penses à ta tristesse. Moi, je dois sans cesse découvrir ma nuit, donc je

n’ai pas le temps de penser.

— Ce doit être une merveilleuse nuit que la tienne.

— Me permets-tu ami de te la montrer ?

— Bien sûr. Répondit Hanlon après un bref mo¬ment d’hésitation. »

Amanahn lui banda les yeux avec son foulard et le laissa à sa contemplation. Hanlon se força à écouter les sons, à sentir les odeurs. Il essaya de deviner ce qui se passait. La nuit, qui avant, lui paraissait bien silencieuse, était emplie de milliers de petits bruits. Au bout d’un moment, Hanlon retira son bandeau et partit se coucher, et pour la première fois depuis longtemps, il dormit d’un sommeil profond.

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