Le tragique Bal de noël.

 

Lasophia s’ennuyait ferme dans son château. Depuis que son clan avait été décimé par l’inquisition il ne restait que peu de survivant et on ne peut pas dire que c’était le public que la célèbre cantatrice avait l’habitude de côtoyer. La  population du château se limitait au Prince l’ancien sénateur Venetin à Brator le guerrier, Garnac le savant thanatologue, Malikos le serviteur fidèle amateur de champignon hallucinogène, Nosfi le jeune écervelé traumatisé par les geôles de l’inquisition et enfin l’homme qui lui servait d’amant pour les longues nuit d’hiver. Elle aurait préféré le guerrier mais le brave Brator pourtant génie militaire ne connaissait rien au plaisir des  femmes. Cela faisait deux cents ans et il lui fallait du neuf, aussi avait elle prit la décision d’aller pour les fêtes hivernales parcourir un peu le vaste monde. Le Gardien leur avait mit en garde, le château était leur refuge et aucune personne n’ayant été invité par un membre du château ne pourra entrer, mais en dehors du château, elle serait vulnérable. Lasophia deviendrait folle si elle ne sortait pas de sa retraite et si elle ne retrouvait pas la scène. Elle partie donc une semaine avant la grande fête Hivernal à la recherche d’un théâtre.  Elle se rendit à Calisma, la ville portuaire de l’est, c’était une des rares villes qu’elle ne connaissait pas et où elle était inconnue du fait que deux siècles avant aucun théâtre n’y avaient été construits. Elle avait gardé sa robe de voyage plus simple pour postuler comme serveuse. Le patron séduit par sa beauté et ses charmes l’engagea. Elle le trouva peut sympathique mais bon elle devait se contenter de ce qu’elle avait sous la main. Elle commença le service, chose qu’elle n’avait pas fait depuis plus d’un millénaire. Lors d’une pause avisant que le barman l’entendrait, elle commença à chanter l’air à la gloire de la dame de la vie. Sa voie même sans entrainement était restée cristalline. L’homme en fut ébloui. La représentation de la naissance du messie que l’on jouait chaque hiver était annoncée et la cantatrice locale était bien loin du talent de Lasophia mais d’une arrogance démesuré. Aucune des serveuses n’osait  l’approcher et elles tiraient à la courte paille qui devait aller lui porter ses repas. Lasophia n’avait rien dit pendant les premiers jours et humblement avait proposé d’y aller. Elle avait remarqué dans la loge de la jeune cantatrice une reproduction d’un portrait qu’un peintre lui avait consacré trois cents ans auparavant. Ainsi sa légende était encore vivante. Pendant les derniers jours, elle s’était préparé et prenait toujours ses pauses pendant celle du barman et à chaque fois lui dévoilait un peu plus de son talent sans oublié ses charmes, l’homme n’étant pas de bois, peut être la satisferait il ?  Le matin de la représentation, Lasophia porta sa collation à la jeune cantatrice. Elle posa comme d’habitude le plateau sur la petite desserte à l’entrée de la loge mais ne repartit pas tout de suite.

– Madame , Excusez moi

La jeune cantatrice ne se retourna pas et continua à se coiffer

– Madame, je chante un peu et je voulais avoir votre avis

La star du théâtre ne daigna même pas  répondre et ne se retournant toujours pas , elle ne remarquait pas non plus que Lasophia s’était approcher d’elle et se trouvait maintenant juste derrière elle

– Madame, juste un instant je ne serais pas longue.

Enfin la vedette se retourna furieuse.

– Comment osez vous venir jusque dans ma loge, petite impertinente, je vous ferais renvoyer, il n’y a pas eu de talent telle que moi depuis la grande Lasophia.

– Cela tombe bien c’est moi justement répondit la vampire d’une voie sépulcrale

Son visage avait perdu toute douceur et ses crocs étaient sortis, le visage du futur repas n’était plus que terreur.

– Osez te comparer à moi tu n’es même pas digne d’attendre un ultime récital, meurs.

Lasophia fut magnanime et ne la fit pas souffrir. Elle se repoudra un peu et hurla

Le directeur et le barman furent les premiers arrivés sur les lieux Ils virent Lasophia pleurant avec son plateau renversés et le cadavre ensanglanté de la cantatrice. La fenêtre était ouverte et du sang menait au dehors.

– Il faut appeler la garde hurla le directeur et que vais-je faire moi ce soir , quel est le chien qui veut ruiner mon théâtre.

– Monsieur la jeune serveuse je l’ai entendu chanter.

– Monsieur est trop bon, je n’ai pas le niveau répondit Lasophia toujours en larmes

– Pour ce soir cela suffira je pensais offrir au maire une diva mais il se contentera de vous, allez lui chercher un verre d’eau et qu’on l’aide à se préparer.

Le barman s’exécuta rapidement, La nouvelle cantatrice du théâtre sécha rapidement ses larmes, elle jubilait mais ne devait rien en montrer. D’ailleurs elle cacha une grande partie de son talent pendant la répétition. Juste après le repas elle parti voir le barman en réserve.

– Je tenais à te remercier de ton geste de tout à l’heure, je ne savais pas que tu m’avais entendu chanter.

– Je … J’aime beaucoup votre voix. Personne n’arrive à votre niveau.

–  tu n’as pas du entendre beaucoup de cantatrice  alors et aucune diva

– notre regrettée …

– n’en était pas une loin de là , tu peu me faire confiance. Mais dit moi je voulais te remercier nous avons un petit moment à patienter avant la représentation

– désolé madame mais j’ai le bar à remplir et pour tout vous avouer les filles, je n’aime pas trop ça. Le directeur m’a engagé pour ça d’ailleurs.

– Mais pourquoi est ce qu’a chaque fois que je me trouve un bel homme puissant il n’aime que les hommes ou son épée.

– Son épée madame ?

–  Si tu savais ? »

 

Elle laissa là donc le jeune barman et s’en fut se préparer déçu.

Le soir arriva la salle était pleine mais déjà elle entendait les grognements des spectateurs qui venait d’apprendre que la « diva » locale avait été remplacé à la dernière minute. Il voulait une diva, elle leur montrerait ce que c’était réellement, une diva qui avait plus de mille ans d’expérience qui avait tout appris de la plus grande Diva de tout les temps. Celle qui lui avait enseigné à être belle qui l’avait sorti de l’échoppe misérable de son père, lui avait offert ses premières robes. Lasophia lui avait sacrifié son petit frère, un être inutile et sans avenir, tout juste bon à ramasser le crottin.

Le régisseur vint lui dire que la représentation allait commencer. Lasophia entra sur scène et sa voix cristalline emplit la salle, jamais en deux cents ans le chant de la dame de la vie n’avait été aussi bien interprétée, aucune voix humaine ne pouvait rendre toute la beauté de son chant, il fallait une voie du peuple de la for9t une voie askarie fut ce t’elle issue d’un clan maudit. Mais les oreilles de Lasophia était gêné par le pianiste incompétent par les murmures de désapprobations dans la salle, ses paysans sans culture n’entendait rien, juste savait il que ce n’était pas leur cantatrice donc forcément un spectacle de moins bonne qualité. Elle leur offrait le spectacle du siècle mais aucun ne savait l’apprécier. La représentation finit les spectateurs partirent au buffet le temps que les manutentionnaires préparent la salle pour le grand bal de fin de soirée. Lasophia se rendit dans la salle du buffet où tout le monde s’empiffrait. Le maire lui fit l’affront de ne pas venir la saluer, lui préférant des petits fours. Lui qui avait la réputation d’avoir pris du plaisir avec toutes les serveuses et femme de chambres, n’a même pas daigné lui adresser un regard. C’en était trop pour la cantatrice, elle fit appelle à des vieux sortilèges et ferma la porte de la salle. Elle allait leur offrir un dernier chant mais pas n’importe lequel, un vieux chant interdit du tant de la bête, Ikan le plus vieux Vampire. Elle entama les premières notes du requiem du sang et tous les spectateurs se tordirent de douleur, les plaies s’ouvraient et le sang coulait en fine ligne rouge convergeant vers la cantatrice qui continuait son chant offrant aux victimes le plus beaux concerts qu’il fut donné en Orobolan qui resterait dans les mémoires du clan comme le concert funeste. Elle ne garda que  trois personnes, le directeur, le maire et le barman. Elle se dirigea en premier vers le barman

– Comme tu es le seul à avoir une oreille à mon chant je vais t’épargner, j’ai annulé pour toi les effets du requiem que tu puisses l’entendre sans périr. N’hésite pas à raconter mon histoire comme ne ce fiant qu’au titre de la chanteuse, les gens de cette ville ont périt de leur ignorance.

– Oui madame, je vous remercie je pourrais mourir à l’instant votre dernier  chant était divin. Mais pourquoi avoir aussi épargné ses deux là

– Je ne les ai pas épargné, je me les suis garder pour la fin mais part je ne pense pas que tu veuilles assister à ce qui va suivre.

Le barman prit les jambes à son cou et ne revint jamais.

Quand la garde fut dépêchée sur les lieux, elle trouva les victimes exsangues dans le hall des bouchons dans les oreilles et la langue arrachée. Sur scène sur deux croix se tenait la chair à vif brulé par endroit exsangue également le maire de la ville et le directeur, leur anatomie avait été rectifié et une tête de porc posée devant chacun d’eux.

Lasophia ne quitta jamais plus le château du clan trop déçu par les hommes. Elle se contenta du jeune Tilano et mourut dans ses bras.

 

 

 

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